Au revoir Jack Lesage

Au revoir Jack Lesage

Je me souviens d’un monsieur d’une grande élégance, au regard pétillant et malicieux, exigeant mais toujours bienveillant, droit sur sa canne jusqu’à la fin. Sa mémoire était prodigieuse et il avait toujours une anecdote à raconter !

Auteur de plusieurs centaines de films documentaires tournés vers les sommets autour du monde et quelque quarante romans, l’homme de presse, d’aventures et de télévision, toujours à cent à l’heure, était aussi un artiste sensible qui savait capter la poésie du quotidien : ses photographies argentiques en noir et blanc d’eau gelée ont été exposées un peu partout.

Je me souviens de notre dernier entretien dans son fief de Saint-Paul-les-Monestier dans le Trièves, à l’automne 2017 pour Isère Mag, quand il m’avait fait le récit plein de rebondissements sur la manière dont Grenoble a obtenu la candidature des JO de 1968. Il ne se lassait pas de raconter, avec une précision photographique.

Chaque fois qu’on faisait un petit article sur ses derniers faits d’arme, l’homme de plume ne manquait pas d’envoyer une belle lettre manuscrite de remerciement comme on n’en reçoit que très rarement.  Elles sont quelque part dans un tiroir : ce sont des lettres qu’on ne peut pas jeter.

Jack a tiré sa révérence, ses écrits et ses images restent. Tout comme le respect et l’amitié qu’il inspirait.

Véronique Granger

Photo F. Pattou

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